Lorsque
j'ai découvert le mariage le 1.03.1729 à Imling (57) de Dominique BATHELOT et
Catherine FOUGERE, je me suis dit qu'il ne devait pas être
difficile de trouver les parents. J'ai effectivement pu remonter la branche
BATHELOT assez facilement, mais RIEN sur les FOUGERE, ni à Imling, ni dans
les environs !!
J'ai cherché, sans succès, pendant 4 ans une trace de ce patronyme en Moselle
et dans les départements limitrophes, jusqu'au jour où je suis tombé
par hasard sur un acte de baptême, dont le parrain, Demenge MATHIS dit
"le Rieur", signait Demenge Le Rieur dit Fougere !!
J'ai descendu la branche de Demenge x 18.10.1671 avec Charlotte VAUTRIN, pour
trouver sa petite fille, Catherine MATHIS dite
Fougere o 16.07.1708 à Imling...
Marie
Anne DEVAUX x 13.09.1723 à Courcelles aux Bois (55) avec Pierre HALLOT,
m'intéressait, par le patronyme qu'elle portait. J'ai donc cherché ses
parents et j'ai trouvé François... BAUDOT dit DEVAUX x 1.06.1658 à St Mihiel
avec Barbe CUNY, d'où 9 enfants tous nés et baptisés BAUDOT !!
Ce François, lui même fils de Michel... DELEAU et Anne CHALON !!
Reconnaissance tardive et père inconnu: trouver l'ascendance
Mon grand-père Victor DEVEAUX est né le 2.07.1896 à l'écluse de Pagny s/
Moselle de Louise DEVEAUX et de père inconnu. Sa mère ne l'a pas reconnu
à sa naissance. Son frère André est né le 24.01.1904 à Pagny s/
Moselle de Louise, cabaretière et de père inconnu. Louise n'a pas
reconnu son fils à la naissance. Par un acte civil en date du 22.03.1914,
Louise reconnait, devant témoins, que Victor est son fils; il a alors 18 ans
et vient de s'engager dans le premier conflit mondial.
Par un acte du 19.11.1921, Louise reconnait qu'André est son fils; il vient
d'avoir 17 ans et part faire service à Strasbourg.
Pourquoi cette reconnaissance tardive (17 et 18 ans après la naissance), alors
que les deux enfants, scolarisés à
Pagny s/ Moselle et y habitants, étaient connus sous le nom de Victor et André
DEVEAUX, fils de Louise ?
Il est même possible que Victor et André ne soient que demi-frère ?
On raconte dans la famille que lorsque Roland, René et Robert DEVEAUX, les
petit-enfants de Louise, allaient fleurir la tombe de leur grand-mère,
dans le vieux cimetière de Pagny, ils étaient "obligés" de fleurir
aussi la tombe voisine, celle d'un nommé Louis BELLOT, personne parfaitement
inconnue dans la famille!! Etait-ce leur grand-père génétique ? Le
mystère persiste et le sera à jamais.
Enfant trouvé: COMMENT NAISSENT les patronymes:
ACTE n° 166: "L'an 1831, le 7 février, je soussigné, Louis CHENU,
adjoint au maire de Nancy, reconnait le sieur Jean Claude MATHIEU m'a
déclaré avoir trouvé le 6 du présent mois à 6 h du matin au n° 3 de la rue
des pentes, un enfant vêtu de deux robes grises, d'une chemise de laine et
d'une paire de bas gris, la tête couverte d'un bonnet rouge garni de tulle.
Après l'avoir visité, avons reconnu qu'il était de sexe masculin, âgé
d'environ 6 mois et l'avons conduit à l'hospice des orphelins de Nancy, ou nous
l'avons inscrit sous le nom de Joseph CANDEILLE".
Je cherche encore d'où peut venir ce prénom et ce nom dont on a affublé mon
ar-ar-grand-père ? La St Joseph est le 19
mars et CANDEILLE, fait penser à candelabre, chandeleur. L'adjoint au maire de Nancy
venait-il de faire une crêpes-partie. ?
L'Ancêtre Introuvable :
Mariage
le 20.11.1798 à Morville s/ Seille (54) de Marie LAPORTE avec Antoine THOMINO.
Dans l'acte original, le vicaire qui célèbre le
mariage, signale que l'époux est vigneron, fils de Antoine et Anne MARITE du
village de Eragnia, canton d'Appenzell, Suisse.
Fort de ces renseignements, je contacte le bourgmestre du
canton d'Appenzell: RIEN; les Mormons de Genève: RIEN; le cercle Cauvin
de Lausanne: RIEN; les cercles suisses de généalogie: RIEN.
A ce jour, Eragnia et THOMINO, sont parfaitement inconnus
en Suisse !!! Mais peut-être une piste du coté de Iragnia dans le Tessin.
Encore un curé qui avait abusé du vin de messe avant de
remplir le registre !!!
Mariages entre patronymes identiques:
Jacques DEVAUX o 28.04.1815 à Colmey (54) + 18.12.1865 à Damvilliers (55), Sabotier et vigneron, fils de Joseph et Marie Elisabeth MICHEL issu de ma branche directe de Lissey, épouse le 24.04.1838 à Damvilliers Anne WARGA; de cette union naitront 3 enfants dont Victoire qui épouse le 17.11.1863 à Damvilliers, Alexandre... DEVAUX o 6.05.1834 à Dombras, Scieur de long et fils de Jean Baptiste et Anne CHAINCING. Alexandre est petit fils de Jean DERVAUX issu d'une branche que l'on retrouve à Bertrichamps (54), Neufmaison, Etival (88) et qui remonte jusqu'à Antoine x 16.08.1701 à Etival avec Jacquotte BARAT.
Issu de la branche des DEVAUX de Vitry le François, Tours s/ Marne, Richard DEVAUX, né à Longwy (54) + le 27.11.1809 à Périgueux, Inspecteur aux revues de la 20ème division des armées de Napoléon, époux de Marie Rose BAPTISTE, aura un fils, Richard né le 21.04.1799 à Lunéville + 25.07.1865 à Neuilly, Médecin, qui épousera le 26.03.1838 à Orléans ... Sophie Amélie Louise DEVAUX, née le 27.09.1812 à Dordrecht (Hollande), fille de Charles Maurice dit le Baron DE VAUX, Inspecteur des douanes et de Emilie Louise DUMESNIL.
L'Oie qui a survecu au Nazisme:
Georges Henri VALLOIS et son épouse Germaine CHARTIER, mes grands-parents maternels par alliance ont connu, comme beaucoup de français à cette époque, l'exode et l'abandon de leur village; Ils avaient emmené avec eux une oie blanche, qu'ils ont promené dans une bonne partie de la France et qui faisait bien des envieux, en cette période de disette. Ils sont pourtant revenus à St Dizier en 1942, avec l'oie, qui est morte de vieillesse dans le jardin en 1947, alors que tous les voisins rêvaient d'en faire "une dinde" de Nöel".
Un Espion allemand dans La Famille:
Alors
que tous mes ancêtres mosellans ou alsaciens quittent cette région, pour ne
pas prendre la nationalité allemande
en 1870, un de mes ascendants a un parcours bizarre !!
Georges POST, originaire d'une famille de Sarralbe, o
15.05.1839 à Keskastel (67), Journalier dans cette ville, vient se marier
le 26.11.1867 à Xammes (54) avec une sarroise, Catherine SCHIRA. Il sera
ensuite Berger à Novéant s/ Moselle et leur première fille, Catherine naîtra
le 8.11.1869 à Thiaucourt (54); mais le second enfant, Marie, naît le 7.06.1871
à Keskastel, et le père est cité comme Cordonnier de Keskastel ? Rare
étaient les personnes qui à cette époque migraient de la Meurthe et Moselle
vers l'Alsace. Leur 3éme enfant, Jean, nait le 6.10.1875 à Vieville en Haye
(54). Le couple était revenu en Meurthe et Moselle !!! Veuf,
Georges POST se xx avec une cousine éloignée, Marie LIND, le 19.03.1877 à
Keskastel, mais les trois enfants du couple, Marie, Nicolas et Hortense
naîtront en 1878, 1881 et 1882 à Vieville en Haye !!!
Cet ancêtre était-il un de ces espions que les allemands
avaient envoyés en Lorraine, à la recherche de renseignements et
préparant l'invasion ? Il ne nous le dira jamais...
La seconde guerre, vue par un gamin de 12 ans:
Il est souvent très difficile de faire parler nos aînés, surtout si leurs souvenirs correspondent avec une période troublée de leur existence. Mon père avait 12 ans lors de la seconde guerre mondiale et il habitait avec ses deux frères dans une petite maison à Pagny s/ Moselle. Pagny se trouvait être la frontière avec l'Allemagne, le siège de la Kommandantur et la plus grande gare de triage dans l'est de la France; A ce titre, il s'y est passé beaucoup de choses, dont certaines sont enfouies à jamais dans la mémoire, mais dont d'autres ressurgissent, comme des anecdotes salvatrices:
* Le grand "boche" de plus de 2 mètres avec sa trique, qui avait
remplacé notre instituteur".
* Les gamins qui les week-end allaient regarder
passer les trains de ravitaillement qui venaient d'Allemagne et les convois
"bizarres" qui allaient dans l'autre sens".
* Le soldat qui avait confisqué le guidon de la
bicyclette, car il était interdit de rouler dans les rues de Pagny sans les
mains".
* Le fusil de chasse, caché dans la remise et qui
permettait d'améliorer le quotidien en chassant le renard".
* La baignade dans la moselle, sous les yeux des
soldats allemands, amusés mais méfiants".
* Le cochon, que l'on avait pas le droit d'élever, et
que l'on devait tuer à la masse, pour éviter que ces cris ne nous fassent
découvrir".